BÉGAIEMENT ET TRISOMIE 21

Les individus avec une trisomie 21 sont davantage à risque de présenter un trouble de la fluidité de la parole (bégaiement) parce que leur système de traitement de la parole est plus fragile (Manning, 2001). Ils peuvent même avoir des difficultés à trouver les sons cibles pour débuter correctement la production d’un mot (Gregg, 2012). Ils peuvent avoir des difficultés à noter ce qui a été dit ou à remarquer que ce qu’ils ont dit n’a pas été compris (Gregg, 2012).

Les objectifs à traviller pourraient être définis selon deux axes (Gregg, 2012) :

  1. Diminuer les exigences :
    1. Offrir le modèle d’une parole ralentie;
    2. Insérer davantage de pauses pour ralentir le débit de la conversation;
    3. Éviter la compétition pour prendre la parole;
    4. Offrir le modèle de production d’énoncés courts;
  2. Améliorer les habiletés :
    1. Enrichir le vocabulaire pour faciliter l’accès lexical;
    2. Développer des habiletés communicatives efficaces;
    3. Taper le rythme des syllabes (« tap talk ») afin de réduire les dysfluidités et améliorer l’intelligibilité de la parole;
    4. Offrir le modèle d’une parole douce (afin d’éviter les spasmes musculaires).

À chaque stade de la vie, il convient de trouver un équilibre  entre le traitement du bégaiement et les autres défis du langage et de la parole, selon le profil communicatif et académique d’ensemble de l’individu.

Il faut également savoir qu’il est possible de traiter plusieurs défis en même temps (Harasym & Langevin, 2012).

Enfin, en matière de traitement du bégaiement chez les individus présentant une trisomie 21, il s’agit d’offrir un modèle clair des habiletés et de laisser le temps à l’individu de se les approprier (Harasym & Langevin, 2012).

Références:

Gregg, B.A. (2012) Course#5571 Disfluencies in the Down syndrome Population and Implications for Treatment. SpeechPathology.com.

Harasym, J., & Langevin, M. (2012) Stuttering treatment for a school-age child with Down syndrome: A descriptive case report. Journal of Fluency Disorders, 37 (4): 253

Manning, W.H. (2001). Clinical decision making in fluency disorders. San Diego, CA: Singular Thomson Learning.

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